La pollution alimentaire en Amérique

Accumulation de feuilles mortes

La pollution alimentaire demeure l’un des défis environnementaux et de la santé publique les plus coûteux en Amérique. Elle menace la prospérité et la qualité de vie de la population américaine. Au cours des 50 dernières années, la quantité d’azote et de phosphore dans les cours d’eau n’a cessé d’augmenter, ce qui a eu des répercussions sur sa qualité, la prolifération d’algues nuisibles et les sources d’eau potable.

Les actions entreprises vis-à-vis de la pollution alimentaire

En 2011, l’EPA (Environmental Protection Agency) a demandé à ce que l’on accorde une plus grande priorité aux partenariats avec les États et les principaux intervenants. Cela permettrait d’accélérer la réduction de la pollution en azote et de phosphore grâce à la mise en place de structures de réduction de la pollution dans les principaux bassins hydrographiques. Ces tâches comprennent l’élaboration de mesures à long terme pour obtenir des réductions de la pollution alimentaire provenant de sources d’eaux différentes.

De nombreux pays et communautés se sont mobilisés et ont pris des mesures, soutenues par l’assistance financière et technique de l’APE. Les États ont travaillé avec plusieurs partenaires pour réduire l’excès de nutriments et atteindre les normes de qualité de l’eau dans plus de 60 cours d’eau, en rendant ainsi près de 32 374 hectares de lacs, plus de 1200 km de rivières et de ruisseaux plus propres et sains. De plus, dans la région de Chesapeake Bay, plus de 470 stations de traitement des eaux usées ont réduit leurs rejets d’azote de 57 % et près de 75% de phosphore.

Les limites des actions de réduction de la pollution alimentaire

Bien que des progrès aient étés constaté, ce défi exige la participation de tous. En effet, des événements récents comme la prolifération d’algues dans la partie Est de Lucie en Floride, et les niveaux élevés de nitrate dans l’eau potable en Ohio ainsi qu’en Wisconsin indiquent que des mesures supplémentaires doivent être prise.

Une plage atteint de la pollution alimentaireC’est pourquoi un accord a été signé avec les états américains leur demandant d’intensifier leurs efforts pour réaliser des progrès soutenus dans la réduction de la pollution alimentaire. L’EPA continuera de les aider financièrement et techniquement pour qu’ils puissent travailler avec leur communauté agricole locale, les groupes de protection des bassins hydrographiques, les services d’eau, les propriétaires de champs et les municipalités pour élaborer des stratégies de réduction de la pollution adaptées à leur situation respective.

Les mesures envisagées par divers partenaires pour réduire la pollution alimentaire

En effet, les projets du Regional Conservation Partnership Program (RCPP) en partenariats avec l’USDA et d’autre secteur privé, en Iowa, et l’utilisation efficace des engrais sur des zones sensibles comme le bassin de la rivière Maumee en Ohio, permettent de réduire plus rapidement les nutriments dans les zones les plus vulnérables aux effets de la pollution alimentaire.

De plus, les partenariats avec le secteur privé comme le Midwest Row Crop Collaborative, sont également très prometteurs. Les solutions innovantes favorisant l’obtention de permis sont à l’origine du progrès. Par exemple, l’acquisition de permis de la société Boise pour le traitement des eaux usées en Idaho, leur permet de respecter les limites des éléments nutritifs en traitant et en réduisant le phosphore dans les zones agricoles de Dixie Drain. Ces exemples montrent que les pays, en coopération avec les organismes fédéraux et le secteur privé, peuvent mener des actions de réduction de la pollution alimentaire.

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